Formes de centralités
BOURGS OUVERTS
Les bourgs ouverts caractérisent de petits villages marqués, dans leur centralité, par un espace public ample et ouvert qui distribue des bâtiments sans alignement ni ordonnancement.
Même s’ils sont parfois situés au carrefour de routes, l’image rurale du village est préservée grâce à la simplicité des espaces publics, la conservation de quelques bâtiments de caractère, un réseau de petites voies faiblement aménagées, et des transitions peu marquées avec les espaces environnants.
Des activités économiques (notamment artisanales) sont présentes, parfois liées à l’industrie forestière. Les extensions urbaines récentes se situent au contact d’espaces agricoles ou forestiers, souvent sans traitement des interfaces.
Ces bourgs concernent de petits villages, situés principalement dans le massif forestier.
Exemples : Herm, Luxey, Garein, Saint-Gor.
BOURGS-RUE ET BOURGS VIAIRES

Les bourgs-rue sont implantés le long d’une voie unique, délimitée par deux fronts bâtis de faible épaisseur.
L’espace public se limite à l’emprise de la rue principale, souvent très minérale.
Les nouvelles constructions se développent souvent le long de la voie principale, en forme d’impasses.
Plus fréquents sur les coteaux, ces bourgs sont néanmoins présents dans l’ensemble du département.
Les bourgs viaires s’organisent à partir d’au moins deux axes, qui s’entrecroisent pour constituer la centralité d’origine. Ils sont ainsi hérités d’une implantation pionnière au carrefour de voies de communication, avec quelques bâtisses historiques et une église. Il n’y a pas ici d’alignement ou de front bâti ; l’espace public est peu structurant et l’aspect viaire prédomine.
Comme pour les bourgs-rue, les tissus plus récents se développent le long des voies départementales. Cette forme d’urbanisation multiplie fréquemment des dessertes autonomes.
Les bourgs viaires sont présents dans l’ensemble du département.
Exemples : Narrosse, Saint-André-de-Seignanx, Saint-Perdon, Mugron, Meilhan, Clermont, Nassiet, Aubagnan.
BOURGS DENSES
Les bourgs à forte densité sont composés de tissus urbains compacts, très anciens. Ils se sont progressivement greffés à un centre historique, ou, surtout dans le cas des bastides, constituent une forme volontaire de regroupement dense au Moyen-Âge.
Spécifiquement, les bastides sont un modèle d’urbanisme durable.
Leur trame viaire se développe orthogonalement à partir d’une place publique bordée d’arcades (lorsque le bâti médiéval a été préservé) ; les constructions sont alignées sur la rue, avec des jardins relégués à l’arrière, voire hors enceinte.
Même s’ils ont pu évoluer de façon moins maîtrisée, ces bourgs historiques conservent leurs qualités passées, où densité, sociabilité, et mixité sociale et fonctionnelle savaient se conjuguer.
Ces petites villes sont agglomérées autour de centralités très anciennes du sud des Landes, ou correspondent à des bastides, implantées dans le croissant sud et est du département.
Exemples : Hagetmau, Grenade-sur-L’adour, Roquefort, Amou, Geaune, Sorde-l’Abbaye.
BOURGS CONCENTRIQUES
Les bourgs concentriques sont des communes de taille moyenne, qui se caractérisent par un fort accroissement démographique.
Ces communes s’organisent originellement à partir d’un ou deux axes, et se développent autour d’un centre urbain qui réunit équipements, services, église, institutions et espaces publics.
Quelques programmes de petits collectifs récents complètent cette centralité.
Autour de ce noyau, des pavillons en rez-de-chaussée se multiplient.
Ces zones à dominante résidentielle se diffusent en strates, selon différentes
époques de construction. Les entrées de bourgs sont marquées par la présence
de sites industriels, en activité ou en friche.
Les communes concernées sont essentiellement situées sur le littoral ou le rétro-littoral.
Exemples : Mimizan, Linxe, Moliets-et-Maâ.
PETITES CENTRALITES
En raison de leur situation, les petites centralités sont marquées par des dynamiques territoriales modérées.
Ces communes de taille moyenne se caractérisent par une faible densité de population. Elles se structurent autour d’un espace public qui agglomère de nombreux équipements, services et commerces.
Parfois, un tissu résidentiel ouvrier constitue la première frange urbaine, complétée par des quartiers pavillonnaires plus récents. En périphérie, les zones commerciales se multiplient, souvent au gré des opportunités.
Ces petites centralités offrent des équipements de rayonnement supra communal (arènes, équipements sportifs, centre commercial…).
Elles sont aujourd’hui en recomposition, avec des programmes de logements un peu plus denses en coeur de ville.
Il s’agit souvent d’anciens chefs-lieux de cantons, qui ont connu au XXe siècle une activité économique soutenue.
Exemples : Saint-Vincent-de-Tyrosse, Morcenx-la-Nouvelle, Pontonx-surl’Adour.
Illustrations : Antoine Maréchal
